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Au commencement était le VERBE.

Chère Maîtresse, Au commencement était le VERBE.

Chère Maîtresse,

Au commencement était le VERBE.

Et à la fin aussi…

A MA fin dans tous les cas. Je vous en prie, n’allons pas plus avant, ma force m’abandonne… Ce sont les verbes en -ir qui déclenchent justement mon ire. Je ne m’en remettrai pas… Et encore, je ne parle que du présent, je ne nous vois aucun futur commun, à nous et au verbe finir… Chère maîtresse, la grammaire passe et je trépasse, un verbe bien facile au demeurant puisqu’il a la bon goût d’être du premier groupe… Pas comme FINIR, qui finira par avoir ma peau… Mon adorable enfant m’a pourtant juré que vous aviez écrit « nous finions » au tableau. Rien n’y fait plus, j’ai beau faire siffler ma langue comme un serpent, « nous finions vous finiez » semblent définitivement ancrés… et je ne vous parle pas du verbe « aller », ce bâtard inclassable, qui donne ils « allent », ou comble de l’horreur, de « faire » décliné en « ils faisent ». Ah, chère maîtresse, je vous le demande, s’il n’y a que des exceptions, comme expliquer la règle? Un peu de tolérance sur « ils allent » qui se révèle d’une logique sans faille! La grammaire n’aurait-elle pu être écrite par des parents plutôt que des immortels, loin, très loin des réalités concrètes?

Ah chère maîtresse, puissiez-vous m’achever, je n’en puis plus (du verbe « puire », me dit-on) et je trépasse…

Au commencement était le verbe et l’on en restera là.

Avec un peu de bonne volonté, nous « finisserions » peut-être par être amis, le verbe et moi mais entre lui et moi, tout est fini…

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